Les iles caraibes : Cayos cochinos
Apres avoir passé une semaine a vivre dans le centre avec « nos » filles (jours et nuits), nous sommes partis changer d’air sur des petits îlots paradisiaques au Nord du Honduras : Les Cayos Cochinos (cf. photos colonne de droite)
Les Cayos Cochinos regroupent 13 îlots, et grâce a une ONG, sont préservés et restreints point de vues infrastructures et donc tourisme de masse.
En effet, il n y a pas d’eau courante ni électricité (a part un générateur qui marche de 19h a 21h ainsi que durant les matchs de foot quand il y a de quoi payer le fuel).
Sur ces îlots vivent des communautés Garifunas (anciens esclaves venus d’Afrique), qui parlent donc leur dialecte ainsi qu’espagnol.
La bas, a Chachahuate, un îlot de peut être 300 mètres de long, ou nous sommes restes 1 semaine, vivent 70 familles (la moitie étudie sur le continent et revient pendant les fêtes et vacances). Depuis 2 ans, ils ont mis en place un projet d’écotourisme, installant des petites cabanes pour héberger quelques 20 touristes) et un petit restaurant ou cuisinent les familles chacun leur tour. La majorité du temps, les touristes viennent par tours opérateurs pour déjeuner, faire du snorkling ou de la plongée, et repartent en fin d’après midi.
Nous avons donc passe la semaine là-bas, presque seuls (touristes) le soir…
On a pu ainsi vivre avec les locaux : Refaire le monde avec notre cuisinière attitrée, une petite vieille, Teofila. Rencontrer la maîtresse de l’école maternelle de l îlot. Discuter avec les quelques jeunes (reggaes) qui sont restes sur l’île et sont en charge de la pêche ou des soirées tambours pour les groupes touristiques… Parler politique avec le coordinateur du projet, tenter de dialoguer par gestes ou écrivant sur le sable avec les deux sourdes muettes de l’île, aider les élèves de primaire à faire leurs devoirs… (C est assez marrant de voir que leur transport de l’école n’est pas un bus mais une barque a moteur qui emmène les élèves sur l’îlot principal.)
Nous avons profite de ceux 2eme site de plongée au monde, une vrai merveille, pour faire de la plongée tuba (snorkling). A quelques mètres de Chachahuate, on a pu voir les magnifiques poissons de toutes les couleurs que nous avions vus déjà à Utila avec mes parents, mais cette fois en quantité et de toutes tailles.
On a d’ailleurs bien flippés… Imaginez vous a l’intérieur d’un immense aquarium, avec ces fameux poissons qui font parfois 1.5 mètres de longs, avec des petites dents devant, et qui vous regardent droit dans les yeux l’air de dire « me cherche pas, je suis méchant » !
Ainsi, le 1er jour, on a donc vu 1 de ces fameux poissons, qui au lieu d’avoir peur, nous a défié … Et en racontant ça au locaux, ils nous ont dit : « Ah, vous avez vu un baracouda ! Ceux la peuvent être dangereux, si ils voient quelque chose de brillant, ils attaquent ! » (Ah ben c’est cool, les gras, ça nous rassure)
Le 2eme jour, un pécheur est revenu avec un requin d’environ 1.5 mètre… péché a 30 min de l’îlot… La flippe …
Le 3eme jour, on a été avec Ronald, un jeune de l’île, faire un tour de cayuco (canoé en bois) autour d’un autre îlot, pour voir des « boas roses » (on en a pas vu (malheureusement) et faire de la plongée tuba pour chercher les tortues de mer etc.… on a vu 2 barracudas, mais cette fois, plus rassurés car Ronald avait une machette sous l’eau… (Ronald ne faisait d’ailleurs pas vraiment le malin quand je lui suis montre le deuxième poisson derrière lui).
Tout aurait été parfait, si l’expérience c’était terminée la, mais non… laissez moi vous raconter notre aventure ! Un vrai film …
Apres cette séance plongée avec Ronald, nous avons repris le cayuco pour contourner l’autre îlot et rentrer a Chachahuate…
Laisser moi détailler un peu mieux ce cayuco : canoé en bois typique, d’une seule pièce, pour max 3 personnes (je dirai même pour 2 en fait), avec une voile artisanale faite sur un bout de bois et avec des sacs plastiques…
Bref, donc on ramait (ou les mecs ramaient), tranquillement, quand le vent s’est levé. Malgré les coups de rames de Ronald et Marius, le cayuco s’est mis a penché de plus en plus et les vagues ont commencé a remplir le cayuco. Plus j’écopais, plus le canoé se remplissait… jusqu’au moment ou Ronald m’a arraché l’écope, pour aller plus vite, et a commence a dire « on a un problème, on a un problème … » La, le cayuco a commencé a coulé, on s’est donc retrouve a la mer, perdant par la même occasion 3 paires de masques et tubas, sauvant heureusement les rames et l’appareil photo numérique (d’une main tendue vers le haut). Imaginez donc a quoi je pensais … L’option envisagée était de nager jusqu’à îlot le plus proche (40 min de nage peut être). Mais on a pu finalement vider le cayuco et remonter dedans. Puis, les hommes ont recommence a ramer de plus belles, moi, sortant l’eau qui rentrait continuellement, priant d’arriver jusqu’à îlot Heureusement, on est arrives saint et sauf… sans les masques mais tanpis, c’est matériel …
Bref, que d’aventure… La prochaine fois, on ne partira pas avec un petit jeune, et sans moteur …
En résumé, on s’est quand même bien repose, bien régalé … Hum la machuca, le poisson fris, les soupes de poissons, bonne ambiance !
A refaire … (a part l’aventure)
A bientôt
Claire
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Queridos Claire y Marius:
Me alegre que estos ultimos peses hayan podido descubrir Honduras y que lo hayan disfrutado en Olanchito y en Cayos Cochinos.
Abrazos Maria Alicia
Comment by Peyriere — August 8, 2008 #